GUITARE

Boulou FERRE

Boulou FERRE

 

 


 

 

 

 

 

 

 

Free jazz, Swing, Jazz manouche, Guitare classique.

Fils de l’emminent guitariste Matelo Ferret et neveu des non moins célèbres Baro et Sarane Ferret, tous membres du Quintette du Hot Club de France fondé par Django Reinhardt et Stéphane Grappelli, Boulou Ferré commence dès son plus jeune âge l’étude des instruments.

Dès l’origine, le jeune Boulou appartient à cette catégorie très rare des musiciens habités, et c’est par une éducation très rigoureuse qu’il fera ses études musicales.

En 1957, Boulou Ferré n’a alors que six ans, il apprend à jouer avec son père et prend parallèlement des leçons de guitare classique avec Francisco Gil. Deux ans après, il donne son premier concert au musée Guimet. Remarqué par un directeur artistique, le très jeune Boulou Ferré n’a que douze ans lorsqu’il accompagne le chanteur Jean Ferrat et réalise son premier disque pour la maison de disques Barclay.

Musicien prodige, mais également chanteur, il devient la curiosité de la scène de jazz et joue en lever de rideau du légendaire John Coltrane au Festival d’Antibes.

En 1967, il interprète l’Adagio du Concerto d’Ajanjuez pour les besoins du film ‘Les aventures extraordinaires de Cervantès’, avec Horst Buccholz et Gina Lollobrigida.

Désireux de sortir du cadre du jazz manouche, le guitariste explore les différentes possibilités de son instrument par l’utilisation d’une guitare électrique munie de pédales à effets (wah-wah) et prend des cours d’harmonie et de composition auprès du compositeur contemporain Olivier Messaien et se perfectionne avec le multi-instrumentiste, compositeur et professeur Jean-Louis Chautemps.

À la recherche d’un nouvel horizon, il collabore à l’opus Nosferatu de Bruce Foreman et en 1970 enregistre l’album ouvertement free jazz Espace avec le saxophoniste et vibraphoniste allemand Gunter Hampel. Quatre ans plus tard, c’est avec le pianiste japonais Takashi Kako qu’il fonde le Corporation Gypsy Orchestra.

Guitariste sans oeillères et prêt à toutes les expériences, Chevalier des Arts et des Lettres,  Boulou Ferré n’en oublie pas pour autant ses origines dans le jazz manouche. Très proche de son frère cadet Élios, il forme avec lui un duo connu des amateurs qui enregistre plusieurs disques dans un style traditionnel, dont Pour Django (1979) et Gypsy Dreams (1980). En 1986, tous deux s’associent au contrebassiste danois Jesper Lundgaard pour l’album Nuages, mêlant swing, jazz manouche et improvisations. L’année suivante, le trio se transforme en  Quartet avec l’arrivée du batteur Ed Thigpen sur l’album Relax and Enjoy.

Féru de musique classique et en particulier des œuvres de Jean-Sébastien Bach dont il collectionne les partitions, Boulou Ferré ne se fait pas prier pour participer aux trente ans de carrière de Pierre Bachelet en 2004, ce qui lui offre l’occasion d’interpréter à sa façon quelques-uns des tubes du créateur des « Corons ». Durant cette décennie, les enregistrements originaux ont cédé la place aux compilations. En 2012, la double anthologie Complete Barclay Recordings reprend tous ses enregistrements réalisés pour le compte du label entre 1964 à 1974, offrant un joli panorama du savoir-faire de ce soliste d’exception.

12042991_10153653063924993_3272368468724606267_n