HISTOIRE

LES ORIGINES DU CONSERVATOIRE

1859 Création de la Société Musicale Impériale Russe à Saint-Pétersbourg pour contribuer au rayonnement de l’art musical et théâtral russe.
1862/1866 Création des Conservatoires de Saint-Pétersbourg et de Moscou.
1923 Création du Conservatoire Russe de Paris, par un groupe d’anciens professeurs des conservatoires impériaux de Russie. Parmi les fondateurs, nous pouvons citer CHALIAPINE, GLAZOUNOV, GRETCHANINOFF, RACHMANINOFF, premier Président d’honneur du Conservatoire.
1931-1932 Le Conservatoire passe sous l’égide de la Société Musicale Russe nouvellement créée à Paris, pour continuer l’oeuvre de l’ancienne Société Impériale Russe de Musique.
Depuis 1932 HOROWITZ, MILSTEIN, PIATIGORSKY, BOROVSKY… ont contribué au rayonnement du Conservatoire en y donnant des concerts.
1983 La Société Musicale Russe en France est reconnue d’utilité publique.

 

LE CONSERVATOIRE AUJOURD’HUI

Que les élèves deviennent de vrais musiciens, qu’on leur donne très vite les moyens de se faire plaisir en jouant d’un instrument : voilà la véritable ambition de l’enseignement russe et du Conservatoire Russe de Paris Serge Rachmaninoff.

Le Conservatoire, par ses différents cours individuels ou collectifs, offre aux élèves une qualité de formation, comme nulle autre école artistique : musique, mais aussi histoire de la musique, langue russe, danse, …

L’école russe du piano au dessus de laquelle flotte la double figure d’Anton RUBINSTEN et d’Alexandre SILOTI (élève de Franz LISZT et cousin de Serge RACHMANINOFF), a profondément marqué l’histoire de l’interprétation de la musique pour piano. Sur le plan technique, c’est le travail de l’épaule, du bras, du bassin et du corps tout entier qui va opérer une véritable révolution dans l’art de jouer du piano. L’école russe du piano a mis la technique de Franz LISZT à sa véritable place : une vision plus émotionnelle plus attachée au poids du son sans oublier la précision et la clarté. Le piano russe a dépassé largement les frontières d’une tradition nationale pour devenir une vraie école européenne.

L’école russe du chant : on peut bien définir le chant russe en se référant aux propos d’un ancien Professeur de notre Conservatoire, Nina KARANDAKOVA. « Le chant russe donne priorité à l’émotion, aux sentiments à exprimer. Il tient compte du texte, qui est souvent, dans les oeuvres russes, l’inspiration d’un grand poète (POUCHKINE, LERMONTOV). La technique russe cherche à développer, sur une base de respiration diaphragmatique, où les muscles abdominaux entrent également en jeu, tout ce qui peut rendre la voix chaude, « grasse » (comme disait Nina KARANDAKOVA), porteuse d’émotion. Mais cette voix doit, aussi être haut plaçée, brillante. Et le chanteur, en tirant tout ce qu’il peut trouver dans la musique que lui a donnée le compositeur, devrait toujours chercher à toucher son public, faire sentir la joie ou la peine, l’amour ou même la mort, présents dans la partition qu’il interprète. »